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T’AI-CHI CH’UAN :

« Poing du Faite suprême », système d’arts martiaux créé, selon la tradition, par le religieux indien Bodhidharma au Shaolin-si, puis rénové entre les année, 1260 et 1368 par le religieux bouddhiste Chan (voir Zen) Zhangfeng (ou Sanfeng). Il comporte principalement des méthodes de maîtrise de la respiration et des gestes. Le pratiquant est seul et se bat contre un adversaire imaginaire, ce qui a fait qualifier parfois cette technique de « Boxe du vide » ou de « Boxe des ombres ».

Les techniques de Tai-chi Chuan s’inspireraient des arts martiaux créés au monastère du Shaolin-si, fondée en 495 dans la province chinoise du Henan.

Le Tai-chi Chuan appartient aux écoles du sud du Wushu, distinctes des écoles du Nord, qui ont gardé le nom de Shaolin. Il est basé sur la souplesse et la « force interne », alors que le Shaolin est plus axé sur la force musculaire « force externe ».

Le Tai-chi Chuan fait partie des techniques « longue vie » élaborés par les moines taoïstes et les religieux bouddhistes, qui recherchent avant toute chose l’union avec le Qi (voir Ki).

Le but du Tai-chi Chuan est « de rechercher la voie du juste milieu par la connaissance des extrêmes ». Tout l’enseignement est basé sur la connaissance de trois « principes », qui sont le :

  1. Jing ou « essence vitale »que chacun de nous reçoit en naissant,
  2. Qi ou Ki, l’énergie en puissance spirituelle.
  3. Shen, l’Entité suprême d’ou tout émane.

Il s’agit donc de sublimer le Jing en Qi, c’est-à-dire de nourrir « le souffle » intérieur, de sublimer le QI en Shen, c’est-à-dire de transformer l’énergie en puissance spirituelle et enfin d’atteindre à l’essence même du Shen pour atteindre à la notion du Xu ou « acuité »( la Shunyata des bouddhistes).

Tous ces concepts font partie du Dao (doctrine de la « voie » des taoïstes), et dans la connaissance du Tai-chi Chuan, de la « méthode interne » (Nei Jia), consistant à observer les échanges énergétiques prenant place dans le corps pour apprendre à en bénéficier.

Dans la pratique, il faut unir les principes du Yin et du Yang d’une part, et ceux du Yi (qui gouverne les os et les muscles) au Qi, manifesté dans la puissance de création.

Les exercices ont surtout pour but de décontracter les muscles en les faisant travailler « en étirement ». Les mouvements seront donc effectués en rapport avec cette décontraction et les étirements, associés à une science de la respiration « en rythme » avec les mouvements. Car, selon le Dao, c’est par cette action rythmée du souffle que le Jing peut se transmuer en Qi, et celui-ci en Shen. Cette respiration essentielle doit évidemment se joindre au Qi, lequel se rassemble dans le Dan-tian ou « champ de cinabre », l’équivalent exact du Hara japonais. L’inspiration (Yin) correspond à la préparation d’un mouvement ou à une émission d’énergie. La plu part des arts martiaux chinois utilisent ces principes pour les appliquer au combat réel, alors que le Tai-chi Chuan, uniquement défensif, ne vise qu’au perfectionnement de l’individu grâce à la parfaite connaissance que celui-ci peut, à travers lui, obtenir de son corps et des lois de la nature.



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