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Historique du Ko-budô :
Ko-budô signifie littéralement « Art martial ancien. L'archipel des Ryu-Kyu fut occupé à plusieurs reprises par les Chinois puis les Japonais. Les guerriers, eux, étaient « équipés » pour se battre. Mais la plus grande partie de la population vivait de la terre ou de la pêche. Les moyens qu'elle avait alors pour se défendre, en plus des pieds et des poings (armes naturelles mais inefficaces contre un sabre, une lance ou des flèches) furent les objets de leur vie quotidienne, outils agricoles ou domestiques. Des techniques de défense, très rudimentaires jusqu'alors, commencèrent à prendre de l'ampleur et à être « enseignées » particulièrement suite aux invasions japonaises du 17ème siècle. Victimes de la domination étrangère et frappés de l'interdiction de posséder des armes pour éviter toute rébellion, les autochtones eurent la nécessité d'organiser leur résistance. C'est ainsi, par exemple, que la rame du pêcheur décapita nombre d'assaillants, que le Sai (seule "arme" autorisée pour les policiers Okinawaïens) brisa les lames de sabre des Samouraïs, etc. Espoir d'une population opprimée, le Ko-budô a été pratiqué de génération en génération, jusqu'à nos jours où il représente une grande richesse culturelle. Créé à partir d'outils ancestraux et de la volonté de survivre, le Ko-budô fait partie intégrante de l'héritage culturel et martial d'Okinawa. Toutes les techniques développées avec ces armes furent testées et perfectionnées au cours de combats. Leur efficacité n'est donc plus à démontrer. Devenues inutiles face aux armes modernes, elles permettent en temps de paix de perpétuer le souvenir de ces hommes et ces femmes qui n'avaient qu'un but : Défendre leurs biens, leur vie ou leur honneur.
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