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Historique du kara-té :

Le kara-té, également appelé l’art des mains vides, est un art de combat à mains nues qui se développa au cours des siècles, lorsque les Chinois interdirent aux habitants de posséder des armes. Le mot est souvent séparé en deux parties car ce sont deux Kanji différents (écriture japonaise) qui n’ont pas la même signification (Kara, vide ; Te, main. Ce style de combat, inspiré des techniques chinoises similaires, visait à l’origine à se défendre contre les brigands et les troupes armées des envahisseurs. Les paysans s’entraînaient alors en secret et ils inventèrent des techniques variées leur permettant de résister efficacement aux attaques. Grâce à la Chine, les habitants d’Okinawa avaient eu connaissance des règles et des techniques du Kempô (boxe chinoise. Ce style faisait usage des pieds et des mains pour pouvoir mettre l’adversaire hors du combat sans trop de contact rapproché. Ces techniques devaient être efficaces sans se soucier de la beauté du mouvement. Il existait alors plusieurs styles de kara-té, nommés d’après les lieux où ils se pratiquaient : Okinawa-Te, Naha-Te, etc. C’est alors qu’un pratiquant de cet art martial, Funakoshi Gishin tenta d’unifier les divers styles et de les répandre au Japon comme un Budô. Il fit des tournées de démonstrations dans les grandes villes du Japon pour montrer ses techniques. La jeunesse japonaise était motivée à apprendre car c’était un moyen d’acquérir une certaine supériorité physique. Les combats qui se déroulaient étaient d’une extrême violence car les coups étaient portés et frappés sur un corps sans protection. Alors, le fils du fondateur (Funakoshi Yoshikata) s’opposa amicalement à son père et décida de rendre les techniques plus douces et les coups de frappes esquissés et codifiés. Le kara-té devint une discipline semblable au jûdô tout en gardant l’utilisation des pieds, des mains et des poings pour se défendre. Lors de la défaite japonaise de 1945, les autorités américaines interdirent tous les sports de combat japonais sauf le kara-té. Selon certains, ce serait parce que les soldats américains désiraient s’initier aux techniques du kara-té car cela leur permettrait d’améliorer leurs techniques de « close-combat. Le kara-té ne cessa donc de se développer et conquit non seulement l’Amérique, mais l’Europe aussi. Après 1974, certains s’orientèrent vers un style plus efficace où les coups étaient réellement portés dans le but de mettre l’adversaire K.O. : Ce fut la naissance du Full-contact. Cependant, le kara-té traditionnel resta basé sur quelques principes essentiels : Puissance, concentration, contrôle et rapidité. Ainsi, le développement physique se relie au développement psychique pour élargir le champ de réception du pratiquant. Dans la pratique, toutes les parties du corps peuvent être utilisées en coups circulaires ou directs : les mains, les poings, les coudes, les jambes, les genoux et les pieds. Peu après la naissance du Shôtôkan, plusieurs styles se créèrent : le Wadô-ryû, le Gojû-ryû, le Kyokushinkai… Il y a trois sortes de catégories de combat : léger contact, semi-contact, full-contact et les trois se pratiquent avec ou sans équipement, au choix du pratiquant. Le kara-té n’est pas encore une discipline olympique mais espérons que cela sera bientôt chose faite.



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